J'ai trouvé ce bouquin chez Emmaüs, et ayant déjà lu un bouquin de Robert Harris (Fatherland) que j'avais bien aimé pour l'originalité du postulat de départ, j'ai tenté.

Pas de déception, mais pas de grand plaisir non plus. L'écriture est actuelle, mais sans grande personnalité. C'est surtout le style de roman qu'on reconnait : espionnage, imbroglio politico-mafieu. Avec la spécialité de Robert Harris semble-t'il : le contexte historique détourné.

Je n'ai pas beaucoup accroché. Je n'aime décidément pas les bouquins où se bousculent des tonnes de personnages avec des liens très complexes d'intérêts plus ou moins antagonistes les uns envers les autres. Je ne retiens pas les rapports, les influences, les coups bas etc. ce qui fait que je perds une bonne part de l'intérêt de la chose.

Pour revenir sur la marotte de Harris. Dans Fatherland, il part du principe que l'Allemagne nazie a gagné la seconde guerre mondiale. Ici, il part du principe que Staline, derrière son insensibilité tenait un journal intime qui aurait été volé à sa mort par celui qui voulait sa place.

On suit une piste qui fournit elle-même ses indices, ça part un peu dans tous les sens, le personnage principal n'est pas très charismatique, pas très enviable, un peu dans son monde dans lequel je ne suis pas rentré. On a droit à une peinture de la société russe de la fin du 20ème siècle avec des nostalgiques du communisme, des loups aux dents de requins, des putes, des occidentaux vautours... C'est un peu caricatural peut-être.

Je ne conseillerais ce livre qu'aux amateurs du genre ou de l'auteur.