Les misérables - Victor Hugo
ba, dimanche 15 avril 2007 à 09:36 :: Livres :: 6269 lectures :: #109 :: rss
Quoi de plus classique de ce roman ? Et en même temps quoi de plus extraordinaire et de plus unique que ce roman ? Si je ne devais donner qu'un qualificatif de cet ouvrage, je dirais que c'est un monument de la littérature française.
Cadeau de Noël. En "Pléiade" !
Je l'ai commencé début mars, et fini... presque mi avril. C'est un pavé comme on dit, 1500 pages dans cette édition, écrit tout petit. Je passe sur le fait qu'il n'y a pas d'image, même pas sur la couverture (le visuel ci-dessous est celui de la "boîte" qui protège le livre et croyez-moi, c'est utile dans le métro ! Mais venons-en au fait...
L'histoire prend place au début du 19ème siècle, et s'étale sur une quinzaine d'année en gros, avec l'évocation de quelques années avant. Elle se positionne dans l'Histoire (avec un "H" majuscule). Hugo replace sans cesse les événements de son histoire au sein des événements de l'Histoire. Les personnages sont extrêmement dépeints, précis, complets. Ils sont absolus dans leur domaine, sauf au départ le fameux Jean Valjean qui est le centre de toute l'oeuvre.
Je pense ne rien dévoiler en donnant la trame de l'histoire.
Jean Valjean est émondeur, et misérable, il en arrive à voler un pain pour manger. Pris, il est envoyé au bagne de Toulon pour quelques années. Il tente de s'évader plusieurs fois ce qui lui vaut un total de 19 années de bagne. Il sort à ce terme et est hébergé par un évèque original : profgondément bon, donnant tout aux pauvres... Il le vole mais celui-ci refuse de l'accuser et le fait libérer avec son butin. C'est le début de l'enfer psychologique de Jean Valjean. Il ne comprend pas cet homme qu'il a volé et qui l'aime. Il revole encore sans vraiment s'en rendre compte un petit ramoneur mais cette fois s'en veut et tente de se racheter. C'est cette faute qui le mettra pour le reste de l'histoire sous le coup de la loi : en effet, un ancien bagnard coupable de la moindre faute doit retourner au bagne à vie.
Les années passent, il change d'identité, a une idée révolutionnaire sur la fabrication de verroterie et devient maire d'un petit village, apporte laprospérité autour de lui, commence à faire le bien. Parmi ses ouvrières, il y a Fantine. Elle arrive de Paris où elle a laissé un bébé, Cosette, qu'elle a eu d'un bourgeois parisien n'ayant pas assumé sa paternité auprès d'un aubergiste et de sa femme, les Thénardier. Ils se font payer grassement pour maltraîter la petite. Fille-mère, elle est traîtée en paria par ses collègues et finalement virée au nom du patron, Monsieur Madelaine - Jean Valjean. Elle sombre dans la misère, la déchéance physique et la prostitution. L'inspecteur Javert, un policier intègre l'arrête mais la maltraite, Monsieur Madeleine prend sa défense et apprend son histoire, et notamment qu'elle en est arrivée là à cause de lui, ou du moins sous son nom. Il décide de s'occuper de Fantine et de lui récupérer sa fille chez les Thénardier.
L'inspecteur Javert croit reconnaître dans Monsieur Madeleine le forçat Jean Valjean au moment où un autre homme va être condamné car on le prend pour Jean Valjean. Apprenant cela, Monsieur Madeleine se dénonce. Arrêté, il réussi à s'évader. Fantine meurt d'épuisement et de maladie et Jean Valjean décide d'aller libérer Cosette des griffes des Thénardier. Il la trouve dans un état pitoyable et la rachete aux Thénardier, l'emmène dans une cache dans Paris.
Jean Valjean, riche de l'argent gagné sous le nom de Monsieur Madeleine vit pauvrement mais fait l'aumône aux pauvres. Cela attire les regards et il échappe de peu à une nouvelle arrestation par Javert. Il se cache quelques années dans un couvent sous le nom de Fauchelevent où Cosette reçoit une certaine éducation.
Il redevient un bourgeois et promène sa fille dans un parc où un jeune homme, Marius, en tombe amoureux. Il habite plusieurs maisons, sème Marius qui le retrouve ensuite dans un guet apens tendu par Thénardier et lui permet de s'en échapper et d'éviter Javert de justesse. Thénardier entre dans le grand banditisme, Jean Valjean redisparait encore, Marius retrouve Cosette et lui dit son amour, Jean Valjean veut fuir en Angleterre et Marius décide de mourrir lors d'une journée de barricades. Gavroche se fait tuer dans la barricade, Jean Valjean gracie Javert puis sauve Marius d'une mort certaine. Il est lui-même sauve par Thénardier dans les égouts, réchappe encore de Javert et ramène Marius dans sa famille.
Javert, pris dans un trouble profond se suicide, Marius se marie avec Cosette mais Jean Valjean est répudié par la belle famille lorsqu'il livre son secret d'ancien forçat. Sa véritable histoire est finalement révélée et il retrouve la grâce de tous juste avant de mourrir.
Voilà une histoire touffue, complête où le caractère de chaque personnage est fouillé, où les lieux sont détaillés, les événements aussi et tout le contexte historique. Je pense qu'on peut raisonnablement parler de monument historique.
Dans un sens, c'est malheureux qu'il soit si gros mais d'un autre côté, comment réduire ce livre sans perdre la qualité et la densité de l'oeuvre ? Cela peut rebuter mais je crois que cela vaut le coup. Si vous avez du temps, lancez-vous dans ce livre, il en vaut la peine.
Je pense que si je devais partir sur une île déserte avec 5 livres, il en ferait partie. Avec Terre des Hommes de Saint Exupéry, Le monde selon Garp bien sûr, de John Irving et surement un gros dictionnaire.

Du même auteur : Les derniers jours d'un condamné, Les misérables

Commentaires
1. Le samedi 15 novembre 2008 à 13:49, par ptite pilule rose
2. Le dimanche 16 novembre 2008 à 12:46, par jesuis uns fille goth
3. Le samedi 24 janvier 2009 à 18:17, par zayneb
4. Le jeudi 12 janvier 2012 à 14:02, par casino gratuit
5. Le mercredi 25 janvier 2012 à 19:04, par marie
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