L'action de passe à Los Angeles et à Las Vegas. Une femme sortie de prison mais encore en conditionnelle suite a des vols multiples dans des casinos de Las Vegas décide soudainement de faire un dernier coup avant de partir. Retour à Las Vegas, sur les lieux de son dernier coup où les souvenirs remontent, et où le passé va se mêler au présent et perturber le déroulement des opérations.

Pour une fois, on est donc du côté des voleurs. Pas de harry Bosch, pas de police de Los angeles, et même au contraire, une femme en héros. Poursuivie par un homme, détective, à la solde des méchants et très méchant lui-même. Ca va vite, c'est intense, pas de fioriture, pas d'atermoiements, la violence est là, simple, sans démonstration.

On se trouve face à plusieurs histoires ou plutôt plusieurs aspects d'une même histoire : un cambriolage, une fuite, une poursuite, une vieille histoire qui ressurgit, une histoire de famille. Tout cela s'entremêle assez bien, et assez naturellement. Le seul lien direct avec les romans précédents de Connelly, hormis le style et les lieux, c'est l'évocation de la mort d'un truand dans une drôle de fusillade qui est en fait le point final de Le cadavre dans la Rolls.

Une bonne histoire, totalement indépendante du reste de la production de Connelly, pour une fois un point de vue féminin bien dessiné et pas angélique. A lire selon moi.

Du même auteur : Les égouts de Los Angeles, La glace noire, La blonde en béton, Le dernier coyotte, Le poête, Le cadavre dans la Rolls, Créance de sang, L'envol des anges, La lune était noire, L'oiseau des ténèbres, Darling Lilly, Lost light (Lumière morte), The closers (Deuil interdit), Los Angeles River.