La blonde en béton - Michael Connelly
ba, lundi 23 octobre 2006 à 10:01 :: Livres :: 1774 lectures :: #93 :: rss
Le Dollmaker est de retour ! Il s'agit en fait du procès de l'inspecteur Harry Bosch à propos de la mort du Dollmaker. Si celui-ci est bien mort...
Ce roman nous fait enfin le récit de la fameuse affaire du Dollmaker, qui a eut lieu avant Les égouts de Los Angeles, premier livre de la série des Harry Bosch. Plus précisément, L'inspecteur est au tribunal pour savoir s'il a eu raison de tuer le Dollmaker comme il l'a fait. Or un cadavre est retrouvé grâce à une lettre qui a tout l'air d'avoir été écrite par le Dollmaker...
A lireles bouquins précédents, je me demandais si un jour on aurait droit à cette affaire. En effet, à regarder les titres des livres de Connelly, je n'y trouvais pas le Dollmaker. Mais c'est dans La blonde en béton que se situe l'affaire... Je trouve cette situation assez originale pour amener une ancienne histoire. Plutôt que faire raconter ses souvenirs à l'inspecteur à la retraite par exemple :-)
Je suis à chaque fois un peu surpris de la quantité de détails fournis par l'auteur sur les déplacements des protagonistes. Ils prennent ce boulevard, tourne à ce carrefour, s'engagent dans cette vallée, tel quartier est de l'autre côté de la colline... Sachant que l'auteur réside en Floride. Il n'a passé que peu d'années à Los Angeles si je ne m'abuse. cela me fait penser à Edgar Poe qui a situé plusieurs de ses histoires dans Paris, en a fortement détaillé les rues, mais n'y a jamais mis les pieds !
"C'est une afro-américaine. Elle vient au lycée en car. C'est une de mes élèves les plus brillantes, mais je m'inquiète de savoir qu'elle prend le car. Elle m'a expliqué qu'elle faisait une heure et quart de trajet dans chaque sens, et qu'elle en profitait pour lire les romans que je leur recommandais. Malgré tout, je me fais du souci pour elle. Elle paraît si sensible. Peut-être trop.
- Laisse-lui un peu de temps. Son coeur finira par se durcir. Comme tout le monde."
"A force d'opportunisme politique et de décisions ineptes, la municipalité avait laissé pendant des années la police se morfondre sous la forme d'une organisation paramilitaire victime du manque d'hommes et de matériel. Infectée elle aussi par le virus de la politique, elle étouffait sous le nombre de responsables en tous genre, alors que les effectifs de la base étaient si clairsemés que les fantassins de la rue avaient rarement le temps, ou le désir, de descendre de leurs engins blindés et de leur voiture pour rencontrer les gens qu'ils servaient. Ils ne s'aventuraient au dehors que pour s'occuper de la racaille, et cela avait créé, Bosch le savait bien, une culture policière où tous ceux qui n'étaient pas vétus de bleu étaient considérés comme des crapules et traîtés comme tels. Tout le monde. Et pour finir, on se retrouvait avec des André Galton et des Rodney King. Avec des émeutes que les fantassins étaient incapables de maîtriser."
Du même auteur : Les égouts de Los Angeles, La glace noire, La blonde en béton, Le dernier coyotte, Le poête, Le cadavre dans la Rolls, Créance de sang, L'envol des anges, La lune était noire, L'oiseau des ténèbres, Darling Lilly, Lost light (Lumière morte), The closers (Deuil interdit), Los Angeles River.


Commentaires
1. Le mercredi 30 novembre 2011 à 11:32, par Vanessouille
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