Dans ce livre, Amin Maalouf nous raconte une histoire de son pays natal. Une histoire qui est sensée être vrai, et qui le peut tout à fait. Après avoir rencontrer des gens qui ont connu des personnes impliquées dans cette histoire, les vieux qui sont la mémoire des lieux, Amin Maalouf devient le narrateur et nous confie cette histoire.

Un jeune homme, dont la mère est la plus belle femme du village n'est pas sûr de sa parenté (côté partenel bien sûr), il faut dire que le cheik du village est un homme à femme... De ce postulat, vont découler des amitiés, des inimitiés, des moyens de pression, des peurs, des doutes et peut-être aussi de l'amour.

Ce livre est agréable, mais sans plus. J'ai largement préféré Les échelles du levant, porteuses des messages peut-être plus faciles à appréhender pour moi. Il n'en reste pas moins que Maalouf est un très bon conteur, cette histoire, complêtement locale, pas particulièrement originale, seulement reliée par de petites choses à la Grande Histoire, devient un patrimoine commun, une histoire que l'on peut s'approprier et raconter à notre tour. Ce n'est pas si courant.

Cela nous donne également une vision du monde à laquelle on n'est pas habituée. Le XIXème siècle n'a pas été vécu qu'en Europe ni que depuis l'Europe. Il a aussi existé pour toute la planète et la vision de l'action européenne depuis l'extérieur est toujours intéressante à connaître. De là à dire que cela peut nous éclairer sur ce qui se passe actuellement au Liban, c'est un pas que je ne franchirais pas parce qu'il me semble que cela n'est pas directement relié mais tout de même, on ne peut nier une certaine parenté.

Du même auteur : Les échelles du levant, les identités meurtrières, le rocher de Tanios.