Le Poête - Michael Connelly
ba, jeudi 16 mars 2006 à 09:20 :: Livres :: 2204 lectures :: #49 :: rss
Un coup de poing en plein état d'esprit ! J'ai presque eu du mal à le finir tellement je me sentais mal à l'aise. Envie de vomir, dégoûté de tant d'horreurs. Et pourtant je ne suis pas si sensible.
Je viens de le terminer, c'était insupportable !
Un scénario très bien monté selon moi, pas parsemé de rebondissement mais de révélations, au fur et à mesure, l'enquête progresse, on apprend, on devine, on découvre et la fin est doublement inattendue, enfin selon moi. Comment ne rien révéler et en parler quand même...
Sortant du Da Vinci Code, je vais faire des comparaisons, même si je sais bien que ces deux ouvrages ne sont pas du même acabit. Dans Le Poête, il y des sentiments. Pas de l'amour ou de la tendresse, non, il y a les sentiments, les impressions, le ressenti des protagonistes. On est avec eux, dans leur tête, on sait et on partage ce qu'ils ressentent. D'où davantage d'implication dans le livre, de la peur, de l'angoisse, de la haine...
Le narrateur principal est un type normal, un peu supérieur. Il a surtout des défauts comme tout le monde. Il n'a pas une idée inamovible de la justice par exemple, il ressent la haine, l'envie de vengeance, il est humain. On le comprend. En tout cas moi je le comprends.
J'ai eu peur un instant que Connelly utilise les mêmes ficelles que dans Créance de sang mais pas vraiment. Certes une personne à la fois extérieure et impliquée à l'affaire mène une enquête ou collabore à l'enquête d'autre mais cela s'arrête là je trouve. Pas d'accusation de la victime, juste un déplacement des coupables possibles.
J'ai apprécié la tension qui émane du livre, le besoin de savoir, de trouver, de comprendre pourquoi et comment. L'envie irrépressible d'agir.
Je me suis particulièrement reconnu dans l'étudiant timide et incapable d'exprimer ses sentiments.
A propos des "serial killers" : "Ces individus - si on peut leur donner ce nom - ne cessent de me stupéfier. Tous autant qu'ils sont, avec leurs histoires... Chacun d'eux est comme un trou noir. Et il n'y a jamais assez de sang pour le remplir."
Du même auteur : Les égouts de Los Angeles, La glace noire, La blonde en béton, Le dernier coyotte, Le poête, Le cadavre dans la Rolls, Créance de sang, L'envol des anges, La lune était noire, L'oiseau des ténèbres, Darling Lilly, Lost light (Lumière morte), The closers (Deuil interdit), Los Angeles River.


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