Le discours de la méthode - René Descartes
ba, lundi 5 décembre 2005 à 12:55 :: Livres :: 1054 lectures :: #33 :: rss
Les français sont cartésien à ce qu'il paraît, il faut donc voir ça...
C'est court, très court comme texte. C'est en fait l'introduction à 3 volumes beaucoup plus important qui étaient sensés si ce n'est révolutionner, du moins bousculer les connaissances scientifiques de l'époque. L'introduction est en fait l'exposé de la méthode qui a amené à ces découvertes scientifiques.
La langue est difficile à appréhender. La construction grammaticale est très complexe, les phrases font des pages, on ne sait plus quel était le sujet... en tout cas, moi, je trouve ça assez "imbitable".
Il n'en reste pas moins que certains points de sa méthode sont véritablement importants et intéressant quant à la logique, à la réflexion et à l'état des connaissances scientifiques de l'époque.
"Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée : car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose, n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont."
A rapprocher d'un passage de Coluche adapté à l'intelligence.
"Il est bon de savoir quelque chose des moeurs de divers peuples, afin de juger des notres plus sainement, et que nous ne pensions pas que tout ce qui est contre nos modes soit ridicule, et contre raison, ainsi qu'ont coutume de faire ceux qui n'ont rien vu."
"... je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense, donc je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions sceptiques n'étaientpas capable d'ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour lepremier principe de la philosophie que je cherchais."
On a donc ici la premier précepte de la philosophie de Descartes.
"Car, bien qu'il soit vrai que chaque homme est obligé de procurer, autant qu'il est en lui, le bien des autres, et que c'est proprement ne valoir rien que de n'être utile à personne..."
"... ces pensées ne m'ont pas semblé être propres à mettre dans un livre, où j'ai voulu que les femmes mêmes pussent entendre quelque chose..."
Ou l'intelligence de la femme peut encore être sujette à caution...


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