On me l'a conseillé, disant que c'était un très bon livre.

J'ai déjà lu quelques nouvelles de Stefan Zweig (Un mariage à Lyon notamment). J'avais jusqu'à présent trouvé que c'était effectivement très bien écrit.

Le problème est peut-être là pour moi. C'est trop bien écrit. Trop lisse, trop parfait. L'auteur est froid à mon goût, il décrit ses scènes plutôt que de nous les donner à vivre, il n'y a pas d'émotion dans son récit. Tous les sentiments que le lecteur DOIT ressentir lui son suggérés par le procédé du narrateur écoutant le héros raconter son histoire, et où le narrateur nous dit consciencieusement que lorsqu'il appris ceci ou cela de son interlocuteur, il se senti boulversé, tel événement lui fit froid dans le dos etc.

Je n'en démords pas, Zweig écrit très bien mais sans m'émouvoir.

Son écriture me ramène aux auteurs de la fin du 19ème siècle et du début 20ème comme Wells, Lovecraft ou Leblanc ou même Aragon où ce procédé du narrateur est déjà utilisé. Les héros sont parfaits, irréprochables, omniscients, en avance sur leur temps, ouverts PLUS queles autres...

J'aurais certainement aimé vivre à cette époque mais sa littérature ne m'émeut pas.

Comparativement, je viens de commencer Le magicien d'Oz, de L. Frank Baum, écrit en 1900, qui est lui d'une modernité impressionnante par sa langue, son scenario, son sujet. On jurerai que les dates d'écriture ont été inversées !

Le jouer d'échecs - Stefan Zweig