Ce Ecce Homo est une sorte de journal intime je trouve. Comme si l'auteur l'écrivait pour lui, sans aucune retenue, il se lâche sur tout et sur tout le monde, et sur lui-même d'abord. Il revient sur ses oeuvres, les critiques dont elles ont fait l'objet et rapporte le tout à lui, son état d'esprit du moment, les petites explications qui prouvent, s'il en était besoin que c'est bien lui qui a raison et que les autres sont des cons mais que c'est normal, il ne faut pas s'en formaliser...

J'exagère à peine. D'ailleurs je le prouve : "A aucun moment de ma vie on ne pourra découvrir chez moi une attitude prétentieuse"

Pour ceux qui pensent que Nietzsche était un idéaliste romantique : "Ce nouveau parti, qui sera le parti de la vie et qui prendra en mains la plus belle de toutes les tâches, la discipline et le perfectionnement de l'humanité, y compris la destruction impitoyable de tout ce qui présente des caractères dégénérés ou parasitaires"

A l'inverse, pour ceux qui pensent que Nietzsche était anti-sémite : "C'est en vain que j'ai cherché une preuve de tact, de délicatesse à mon égard. Je l'ai trouvé chez des juifs, jamais chez des Allemands."

L'impression qui me reste est que ce Nietzsche était un gros frustré qui se trouvait meilleur que les autres simplement parce qu'il n'était d'accord avec personne. Comme ces "jeunes" qui dénigrent juste pour exister.

Dans ce livre, aucune piste de réflexion selon moi, juste un raccourci de toute son oeuvre. Je me sens frustré, faudra que je me tape le fameux Zarathoustra, quis emble bien être le coeur de la pensée nietzschéenne.

Ecce Home - Friedrich Nietzsche