Pour l'instant, une cinquantaine de pages, c'est très facile à lire, du moins en comparaison de Par delà bien et mal, lu il y a deux ans peut-être. Mon édition est d'ailleurs un peu légère je pense : il n'y a quasiment pas de notes, toujours à comparer avec l'édition du précédent, farci de notes, à tel point qu'il y avait presque plus de notes que de texte original. Mais ça avait le mérite d'éclairer sur de nombreux points, d'expliciter un contexte ou une idée sur laquelle on pouvait passer trop vite. Je n'ai pas compris grand chose à Par delà bien et mal, mais je sens que je vais comprendre bien davantage de choses dans ce Ecce homo.

Le style est beaucoup plus direct, Nietzsche parlant à la première personne. De très nombreuses phrases sont d'un applomb époustouflant comme : "Pourquoi je sais certaines choses de plus que les autres ? pourquoi, d'une façon générale, je suis si malin? - Je n'ai jamais réfléchi à des questions qui n'en sont pas, je ne me suis jamais gaspillé" ou encore "Une petite paresse des intestins qui s'est transformée en mauvaise habitude suffit amplement pour faire d'un génie quelque chose de médiocre, quelque chose d'"Allemand"."

On peut parler d'un certain absolutisme...